Vous êtes ici :   O.N.G. Tapama > Qui était Tapama ..?

.. Qui était mademoiselle Tapama ..?..

   Réduire

LA   LEGENDE   DE   TAPAMA.

            Au XIIIe siècle, après la chute de l'empire du Ghana, les Nono ou Marka-Soninké sont à la recherche d'un nouveau site  pour  y  reconstruire  la  nouvelle  ville  de  Djénné. 
Ils arrivent sur le plateau de Kanafa, ancienne terre des Bobos ou vivaient des pêcheurs Bozos, 
près  d’une  ville  nommée  Djénné.

Les Soninkés comblent les mares et essayent en vain de construire une ville.
Chaque fois que les maisons atteignaient la bonne hauteur,
l'argile redevenait friable et les murs s'effondraient.
L'oracle consulté  par  les  marabouts  locaux,    
recommande le sacrifice d'une jeune  vierge bozo :
 le  sort  tomba  sur  Tapama,
la fille de Madi  KAYANTAO,  âgée  de  12  ans.

"Elle  sera  emmurée  vivante  dans  le  mur  de  l'enceinte  de  la  ville.
Telle est la volonté des dieux
" précisa l'oracle.


Tapama est mise entre 4 murs de terre 
dans lesquels on jetera  la  terre  qui  l'étouffera.

        Le septième jour du mois lunaire qui suivit, Tapama fut placée entre deux murs parallèles que des maçons remplirent de banco. Le deuil dura sept ans, sept mois et sept jours ... 
        Le dernier soupir de Tapama Kayantao, devenue Tapama Djénépo ( le cadavre,  ou  la  martyre  de Djenné), s'entend encore du côté de la porte Kanafa  à  Djénné.


La tombe de Tapama;  à gauche, le panneau de l'UNESCO
( agrandi  ci-dessous ).

        Les Djennenké se souviennent toujours, respectent et protègent l'endroit du rempart où repose la vierge. 

         Plus  tard,  ils  purent  reconstruire leur  ville  de  Djénné,  à  l’endroit  convenu. 
 
        La  vieille  ville  de  Djénné  sombra  sous  les  dunes,  et  fut  redécouverte  fin  du  20ème  siècle  par  un  américain,  aujourd'hui  décédé,  le  professeur  Mac  Intoch  et  son  épouse.  
        Elle  porte  le  nom  de  Djenne-Djenno,  la  "vieille  Djénné".

        Le  tombeau  de  Tapama  KAYANTAO,  rebaptisée  Tapama  DJENNEPO (la martyre de Djénné),  est  désormais   patrimoine  mondial  de  l’Humanité,  sous  contrôle  de  l’ UNESCO.  Sa  tombe,  ainsi  que  la  légende  de  cette  jeune  fille,  n'ont  jamais  été  "récupérées"  par  aucune religion : le  sacrifice  de  Tapama  est  un  fait  historique,  respecté  en  tant  que  tel.

        NOTA :  

 1 -  En  accord  avec  les  autorités  politiques et culturelles  du Mali,  notre  association  a  pour  projet  de  construire  à  l'endroit  même  de  l'actuel  tombeau  de  Tapama,  un  véritable  mausolée,  auquel  sera adjoint  un  musée  Bozo,  ethnie  à  laquelle  appartenait  Tapama,  mais  qui ne  dispose d 'aucun musée  dans  tout  le  Mali.  
        Nous avons  lancé  une  soucription.

 
2 - Vous pouvez  télécharger le numéro notre journal  TapamaBougou,  édition Hors Série  numéro  00entièrement  consacré  à  la  légende  de  Tapama  :  Menu "Communication", rubrique "Documents publics", sous-rubrique "Tapama Hors Série".  Bonne  lecture.



letulle 1