Nos activités à Nombori : réalisations et projets.
- 1 - REALISATIONS :
Notre seul projet pour le moment a été de financer les fournitures scolaires pour l'école, chaque année, depuis le retour de JP(*) au Mali, soit depuis 2003-2004.
Lorsque les événements ne nous permettaient pas de nous rendre en mission au pays dogon ( accident de Bamako qui a immobilisé notre 4x4 en février-mars 2010 , ou autre motif), une délégation de l'école de Nombori vient en bus depuis Bandiagara à Bamako, soit 800 km dans des bus qui n'ont de bus que le nom, avec des arrêts à chaque poste de gendarmerie et douane ( .. bakchisch obligatoire ..faut bien vivre quand on est pauvre dans un pays pauvre ), sans compter les "repas" achetés le long des routes ... et le sommeil dans un bus qui est en surnombre ... ha j'oubliais : avec sommeil interdit lors du retour : il faut surveiller les 200 kilos de fournitures qui sont sur le toit ... On peut se tromper de colis ..!..
En 2010, l'antenne "Tapama-Leverrier" de Saint LO, repris le relai, et s'occupe seule de ce projet [ voir rubrique correspondante "Antenne Tapama Saint LO" sur ce site ] : félicitations aux jeunes étudiants du Lycée Leverrier ..!.. le coût du projet est de l'ordre de 500 Euros par année.
Depuis 2010, un collège fonctionne à Nombori, avec 2 ou 3 professurs qui doivent se débrouiller, en utilisant 3 des 6 classes jadis entièrement affectées à l'école primaire qui doit dès lors faire classe par alternance dans les 3 classes qui lui restent : matin CE1 (40 élèves) .. après-midi CE2 (40 autres élèves ) .. Et nous n'avons encore rien financé pour le collège .. avis aux amateurs ... la même somme que pour l'école devrait satisfaire aux besoins ...
- 2 - PROJETS :
Deux projets principaux sont en cours pour Nombori :
a) le centre de santé ...
b) la brochure sur le musée dogon de Nombori.
A - le centre de santé
Vous l'avez sans doute deviné avec nos écrits, Nombori est enclavé au pied de la falaise : tout problème de santé est donc une catastrophe potentielle : escalader les 80 à 100 m de la falaise, dans l'un de ses rares escarpements avec "l'escalier" semi-naturel-semi-artisanal ... improvisé .. parfois éboulé ... genre de truc sympa pour y envoyer une femme enceinte de 9 mois qui perd les eaux .. avant d'arriver en haut, le bé est né ..!..
les naissances se font donc à domicile ..
ha ... j'oubliais : Nombori possède 2 églises, une catholique, l'autre protestante, mais zéro centre de santé ...
Nous avions donc promis à Nombori de leur réaliser un centre de centre de santé, en terre. Le village en est très heureux, et nous a déjà rmercié par des festivités éblouissantes ... alors que n'avons encore rien concrétisé ..!.. Ils sont comme ça .. adorablement gentils ...
Nous sommes allés en mission en janvier 2010 pour ce lancement. Le chef de village et le directeur de l'école sont venus à Bamako, pour visiter le site pilote de nos maisons en terre. Une mission technique est allée ensuite procéder aux analyses de la terre : notre crainte s'est révélée fondée; on ne peut pas -- à priori -- réaliser le projet comme prévu, car la terre est trop sablonneuse, et les voûtes de terre pourraient s'effondrer. N'oublions pas que nous construisons selon notre propre technique, celle des constructions 100 % en terre, avec voûte semi-cylindrique, inventée par les Egyptiens il y a 3 ou 4 000 ans. Nous sommes donc seuls juges de ce qu'il nous est possible de réaliser ou non.
Nous pourrions réaliser le projet en pierres, avec toit en tôle; mais le prix est alors multiplié par 5 au moins, et nous n'avons pas cette somme.
Les solutions sont donc les suivantes :
- Nous cherchons des partenaires pour concrétiser le centre de santé promis ...
- Nous réalisons à Nombori autre chose, correspondant à notre budget prévu, qui ait un caractère public similaire ..
- Nous transférons le projet d'un centre de santé vers un autre village Tapama, à Massonkolon par exemple qui est encore plus pauvre, et prenons l'engagement avec Nombori de leur financer autre chose, dès que nous le pourrons ...
- autre(s) idée(s) à venir ..
Selon la tradition, nous ne déciderons pas en France, ce qu'il y a lieu de faire au Mali. Nous attendrons donc la prochaine mission, 2011-2012, pour rendre viste aux villages concernés, et aviser avec eux.
NOTA IMPORTANT : Rappelons que notre contact avec le village est le téléphone portable du directeur de l'école .. quand cela veut bien passer à cause de la célèbre falaise de Bandiagara ( ils vivent en bas ..), et internet, lorsque ce directeur va à Bandiagara, soit environ 1 fois par mois ou chaque 2 mois avec sa moto (si elle fonctionne, et s'il trouve du carburant), à 25 km, qu'il y trouve le cyber-café ouvert, que ce dernier dispose à la fois d'électricité ( ça fonctionne de 19H à 23H00, parfois pas du tout si le gestionnaire est en panne de carburant ..), et --- en même temps -- dispose de la liaison internet qui permet à l'utlisateur d'aller sur sa messagerie .. cette conjugaison de hasards, fait que -- expérience aidant -- nous pouvons communiquer 2 ou 3 fois par an à partir de la France .. plus souvent quand on est au Mali .. et jamais encore sur MSN .. pas facile ..
Conclusion : attendons la prochaine mission 2011-2012 pour connaitre la suite.
Proverbe malien :
-" ... vous .. les blancs ... vous avez de belles montres à vos poignets .. nous, les maliens .. on a le temps .!."
B - La brochure sur le musée dogon
Pour des raisons que nous ignorons, le village de Nombori dispose d'un joli petit musée dogon, qui présente un certain nombre d'objets, masques, etc ...
mais a bien y regarder, il ne dit rien sur l'homme qui, selon nous, reste le découvrer du Paus dogon, Marcel GRIAULE, comme Jacques Cartier fut le découvreur du Qébec, ou Christophe Colomb celui du continent américain : rendons à César ce qui est à César.
Nous nous renseignons, et apprenons que la Coopération allemande qui finance ce projet. Or, si nos informations sont bonnes, il me souvient qu'l y avait, du vivant même de Griaule, quelques "différents" entre français et allemands sur l'interprétation ethnologique esur la cosmogonie, les rites et traditions dogon ... Que cela apparaisse à ce point nous semble édifiant.
Nous échangeons quelques lignes avec françois CALAME-GRIAULE, en répndant aux questions qu'il se pose sur ce musée. Une chose semble évidente : le musée est là, mais son style d'architecture est tout .. sauf dogon ...
Soit. Laissons la coopération allemande financer ces projets. Cela nous dépasse. Mais une idée nous vient : le musée a très peu de visites dont le tarif doit permettre la rémunération du seul guide et l'entretien du musée. Il faut donc trouver une rémunération complémentaire : nous l'avons ..
Tapama va réaliser une brochure qui sera vendue au musée, et dont la vente permettra l'entretien du musée. Nous disposons des photos de tout ce qui existait dans le musée en 2007.
Mais la coopération allemande évolue et refait complètement l'exposition du musée. Où sont passés les anciens objets ..? ... certains figurent dans la nouvelle exposition, mais pour le reste, le village n'en sait rien. Qu'à cela ne tienne : Tapama photographie à nouveau toute l'exposition du musée.
En quittant Nombori cette anné là, nous devons passer à Soroli, un autre village dogon ( voir rubrique correspondante sur ce site ). Quelle surprise :
Un musée est en cours de construction à Soroli ..!..
Que contiendra-t-il ..? nul ne le sait au village .. C'est la Coopération Allemande qui finance l'exposition ...
Nous aprenons qu'il existe en tout, trois musées au pays dogon : Soroli, Nombori, et Endé, dans la partie sud de la falaise, en descendant vers Bankass.
Soit.
Notre fascicule doit considérer ces trois musées. Le projet est à reconsidérer complètement. Il est maintenant en cours, mais il va de soi que nous ne pouvons en dire davantage .. un peu de confidentiel ne nous nuira pas ... nous ne savons sur quel terrain nous avançons ..!..
(*) JP = jacquy PRUDOR